Atelier Céramiques Almadies

L’atelier des Almadies : trente-cinq années de rencontres, d’expositions, de projets, de savoir-faire et de savoir-montrer. Vingt ans de participation à la Biennale des Dakar, sept ans de Partcours : la tôle ondulée des Almadies voyage dans le temps et amène avec elle beaucoup d’artistes, d’amis, d’aventures. Des dizaines d’expositions ont été conçues pour ses murs, des dizaines de projets sont nés dans le hangar pour partir plus loin. Il y a deux ans nous avons créé un « Salon des Jungles Urbaines », une sorte de bazar de l’art qui réunissait quinze artistes de différents styles, provenances, valeurs. L’accrochage était serré, il y avait des tableaux partout. Parmi les artistes exposés, certains nous semblaient prometteurs, et nous avons eu le plaisir de les voir grandir. Le succès de l’évènement nous incite à lancer pour le Partcours 7 « Le deuxième Salon des Jungles Urbaines », avec des artistes qui n’étaient pas présents à la dernière édition. Mauro Petroni

Deuxième à gauche à partir du rond-point Gondole vers le King Fahd Hotel
Tél. : +221 33 820 03 38 / E-mail : cmp@orange.sn


2018

Atelier Céramiques Almadies - 2016

Celestina, Dioman, Dieynaba Baldé, Ibrahima Cissé « Deb’s », Fally Sene Sow, Fatou Mbengue, Gérard Gabayen, Elhadji Mamadou Faye « Joart », Marc Montaret, Moussa Traoré, Pérez-Vidal, Piniang, Sambou Diouf, Tampidaro, Fabien Manga. Jungle Mapping : Tiziana Manfredi

Ils sont jeunes, moins jeunes; connus, pas connus. Ils sont bons, ou ils se cherchent. Ils ont exposé quelques fois, ou beaucoup, ou alors jamais. Leur vie tourne autour de l’art, de l’envie de montrer leur travail, de grandir même en étant vieux. Certains vont continuer dans l’ombre, d’autres dans la lumière. Mais tous essayent d’avancer sur leur chemin, dans ce milieu précaire de la ville où, comme dans une jungle épaisse, vivre est plutôt survivre. Ils sont motivés par leur enthousiasme et ils expriment, tous, l’énergie d’un milieu qui veut affirmer son existence. Nous les avons choisis sans chercher ni liens ni raisons, juste pour le plaisir de les voir exposer, de les mettre ensemble, de montrer au public un geste de passion partagée.

Vernissage le mercredi 12 décembre à 18h30

Espace ouvert tous le temps (sauf la nuit)

Du 12 décembre 2018 au 12 janvier 2019
Commissaires d’exposition : Khalifa Ababacar Dieng, Theo Petroni


2017

Tables, chaises et autres actualités

Chaises de Khalifa Dieng, tables de Hervé Monteil, vases de Mauro Petroni

Deux artistes très liés à l’atelier des Almadies pour avoir collaboré à beaucoup d’évènements. Khalifa Dieng, peintre, designer, scénographe, a mis en scène et monté toutes les expositions présentées dans l’espace à partir de 2010. Hervé Monteil, compagnon depuis les années 1980, a réalisé pour l’atelier énormément de cartons d’invitations, affiches et publications. Il est graphiste, designer, peintre. Dans un double jeu d’ambiguïté (qui fait des chaises pour s’assoir et qui peint des tables pour manger ?) nous vous proposons un travail de qualité qui est fait par deux amis qui, sans prétention, savent bien créer. Avec en plus quelques nouvelles pièces en céramique. Enjoy.


2016

Le Premier Salon des Jungles Urbaines.

Abdoulahi Bob « Ngoor », Aladji Koné, Baptiste Gerbier, Biram Ndiaye, Cheikh Diouf, Eza Komla, Jean-Cassien Gueye, Khadidiatou Sow, Manel Ndoye, Saadio, Seydou Diedhiou, Serigne Ibrahima Dieye, Yataal Art, Yafane.

Le terme « Salon » apparaît en France en 1725 pour désigner un lieu d’exposition : le Salon est de fait le Salon Carré du Louvre, lieu où les Académiciens présentaient leurs œuvres au public. Entre terme classique et réalité contemporaine, le chaos et la densité de la ville s’introduisent dans les lieux feutrés qui sont habituellement les salons. La force des œuvres présentées va de pair avec la difficulté des artistes à être dans une ville où vivre est plutôt survivre. Comme dans une jungle, le milieu est dense et parfois hostile : ils y mènent une lutte continue pour s’exprimer, ils avancent sur un chemin plein d’obstacles, dans un équilibre précaire. L’exposition présente des artistes que nous avons suivis et dont nous avons vu les progrès. Ils sont nombreux ici à présenter leur travail, avec des accrochages serrés comme dans les « Salons » d’autrefois. Ils ne représentent pas tout ce qui est fait à Dakar, mais sont représentatifs de l’énergie d’un milieu qui veut affirmer son existence dans le marasme d’une jungle urbaine.


2015

War Is Stupid

Tchalê Figueira

Tchalê Figueira, peintre capverdien de Sao Vincente, est aussi écrivain et poète, avec une importante carrière internationale en Afrique, en Europe, dans le monde. Ses participations aux événements artistiques au Sénégal sont nombreuses : il a été sélectionné à la Biennale de 1998, puis il a participé au Off de 2008 (où il a reçu le Prix Blachère) et au Festival des Arts Nègres en 2010. En 2011, il a exposé pour une personnelle à Céramiques Almadies, lieu qu’il retrouve après quatre ans.

« Peindre cette série a été un défi pour moi, en ce moment de grands conflits. La guerre est toujours bête, peu importe les raisons, qu’elles soient religieuses, d’intérêt stratégique ou géopolitique. War is Stupid n’est pas du tout un cri de bataille, mais un défilé corrosif et burlesque sur les absurdités de la guerre. Comme dit Mia Couto, écrivain du Mozambique, “Ils ont créé des frontières et des drapeaux, mais il y a seulement deux nations qui restent, celle des vivants et celle des morts.” »

Nos remerciements au Ministère de la Culture du Cap-Vert.


2014

« UniversUniverse »

Soly Cissé

À la Biennale de Dakar 2014, Soly a créé l’événement avec une exposition de sculptures sur le parvis de la Mairie de Dakar. Un catalogue sur sa dernière production en peinture et sculpture vient d’être édité, avec les photographies d’Etienne Bol et la partie critique de Salimata Diop. L’ouvrage a reçu le soutien d’Eiffage Sénégal dans le cadre de ses actions « RSE / soutien à l’édition ». Cette publication sera présentée au public le 18 novembre à l’atelier « Céramiques Almadies ». À cette occasion une sélection des œuvres de l’artiste sera aussi exposée.


2013

« faire, faire, faire »

Seydou Diedhiou, Ngoor, Madior Dieng

Trois artistes, trois histoires différentes. Une seule urgence, celle de faire. Faire sans se limiter, sans se formaliser : créer. Travailler sur un support pour le besoin de travailler, de s’exprimer, de faire sortir envies, convictions, frustrations. Comme Madior, jeune peintre qui rarement a réussi à montrer son travail, qui remplit sa terrasse de toiles colorés : il ne sait pas si elles vont un jour sortir de là, mais il continue, il empile avec le sourire. Comme Ngoor, qui a dans son imaginaire des formes, des amalgames indéfinis : il les sculpte dans des mélanges de ciment bâtard pour pouvoir les toucher, les voir en volumes, se confronter à la matière. Comme Seydou, qui sent des êtres ramper dans son ventre et qui doit les faire sortir sur la toile, tant pis si ses toiles sont pleines de monstres tous pareils, mieux vaut les voir là que les sentir en soi ! Alors, quel questionnement sur l’esthétique quand le besoin est si important, quand on veut s’exprimer dans un milieu qui t’écarte, quand on pleure sur sa propre passion et personne ne regarde tes larmes ! Je suis fier de les exposer.


2012

Peintures et céramiques

Souleymane Keita

Peintre de l’abstraction, artiste reconnu et célèbre, Souleymane Keita a toujours eu une passion pour la céramique. Il a commencé à fréquenter l’atelier des Almadies en 1987, à l’occasion d’un premier atelier d’artistes autour de la terre : les résultats avaient été exposés au Centre Culturel Français en novembre 1987. Il avait ensuite créé l’événement (1995) avec une grande exposition de céramiques dans l’atelier. Tout naturel donc qu’il accepte d’exposer.