Espace Médina

L’âme de l’Espace Médina s’ancre dans un lieu et dans une histoire : celle d’une famille d’artistes et d’intellectuels qui dédièrent, dans leur maison, un espace à la liberté artistique depuis le début des années 60. Ici, l’art se confond avec la vie, la ville s’invite à l’intérieur tandis que l’art déborde dans l’espace public. Entendons par l’art, celui qui circule sur une certaine fréquence, celle du langage de la rue et de l’esprit vagabond.

L’espace Médina s’applique à créer des passerelles, à poser des questions et à nouer un dialogue avec un public plus large que celui de l’art, à faire bouger les formes et les langages qui définissent nos manières d’habiter le monde. Et habiter le monde, c’est ici avant tout habiter la ville, et plus encore le quartier de la Médina, à la lisière du canal de la Gueule tapée : rechercher des formes de production et de partage de savoir afin de faire corps et de faire sens, dans cet endroit où l’on se trouve.

Médina rue 33 x 10 (en face du Pencc Mi)
Tél. : +221 77 469 11 06 / +221 77 633 27 32
E-mail : waw.factory1@gmail.com / mayavarichon@hotmail.com


2018

Bookshows #1 : « Écritures africaines de soi »

Exposition du 7 décembre 2018 au 7 janvier 2019

Expositions de livres, ou livres en spectacles, « Bookshows » offre un espace de recherche et de réflexion autour de l’objet-livre et de l’espace-bibliothèque, afin de pratiquer de nouvelles formes de dissémination du savoir livresque. Il s’agit de repenser, dans le champ de l’art, les formes qui régissent la production et la diffusion des savoirs et d’activer, autour de l’objet-livre, des dispositifs nouveaux, affranchis des méthodes et catégories inhérentes aux formats classiques. Nous imaginons un nouveau type d’espace-bibliothèque, fait d’interprétations subjectives, de lectures critiques, d’installations artistiques, d’archives et d’éléments sonores, afin de constituer, par étapes successives et de manière performative, une bibliothèque en mouvement.

Le premier opus du programme « Bookshows », intitulé « Écritures africaines de soi » selon la formule empruntée à Achille Mbembe, se concentre sur cette période qui s’étale de la fin du XIXe et le début du XXIe siècle, durant laquelle l’Afrique et sa diaspora ont produit plusieurs textes interprétatifs de l’Afrique, du monde qui l’englobe et, plus largement, de la modernité. L’impulsion première, le temps de la parole recouvrée, forme à travers ces ouvrages rassemblés, les étapes charnières et les rayons d’une archive à la lumière de laquelle le présent, l’ici et le maintenant, livre son sens. Outre la performance inaugurale, présentée en Français et en Wolof, le public pourra visiter la bibliothèque éphémère, y lire, y travailler et, régulièrement, assister à des conversations publiques en rapport avec le thème exploré.

Commissariat : Maya El Zanaty et Mamadou Diallo
Avec la participation des artistes : Piniang, Dame Kasse, Ndaama Faaty.
Avec la contribution de : Wendell H. Marsh, Demba Kibili Cissokho,
Devin Hentz, Thierno Seydou Sall
Scénographie : Cheikha – Mise en scène : Madiaw Ndiaye

Vernissage le vendredi 7 décembre à 20h.


2017

NOUS ?

Dout’s Ndoye, Badou Diack, Manel Ndoye, Birame Ndiaye, Habib Sembène, Pascal Nampémanla Traoré, Cheikha

Comment remplir le gap entre les réalités que nous vivons et le langage que nous produisons pour l’exprimer ? Qu’est ce qui dans cette interstice, nous relie et ce faisant, nous libère ? A travers un atelier du « Nous », nous proposons une recherche plastique qui engage une réflexion autour de l’exercice d’une parole commune. Dans un mouvement permanent d’invention du réel, le langage plastique devient espace de création de savoir, autour d’un « Nous » qui ne soit pas superposable à un cercle identitaire, ni à une addition de « je », mais un sujet collectif, une forme en mouvement où se joue la question du lien, de ce qui nous dénoue et de ce qui nous noue. NOUS ? Quelle est sa forme ? Est-ce un puzzle ? Un Monde ? Un village ? Un marché ? Un laboratoire ? Ou encore une marche ? Dout’s Ndoye, Badou Diack, Manel Ndoye, Birame Ndiaye, Habib Sembène, Pascal Nampémanla Traoré, Cheikha : chaque artiste invité aura carte blanche comme curateur d’un dispositif de recherche, une démarche collective qui pourra se ramifier progressivement avec la participation d’artistes de diverses pratiques, des arts visuels à la performance et aux arts vivants, suivant le mouvement d’un processus expérimental. Un « Dadjé », espace de réflexion convivial et performatif, autour du « Nous » sera organisé chaque jeudi ponctuant toute la durée de l’évènement.


2016

XALAT

Cheikha

Cheikh Bamba Loum dit Cheikha, Ciseaux d’or, plus connu pour sa marque Sigil, revient sur la scène artistique après plusieurs années à l’étranger et présente ici ses recherches dans des domaines qui prolongent et renouvellent son champ d’action artistique. Xalat, « la pensée » en Wolof, invite à explorer la réalité cachée derrière le monde des apparences. Ses sculptures révèlent les esprits nichés dans les planches de bois sur lesquelles travaillent les poissonniers, de baignoires abandonnées naissent un mobilier aux formes organiques, partout se tracent les lignes d’un univers graphique en noir et blanc, qui prend vie dans une installation d’art optique d’inspiration Baye Fall. Xalat est une excursion psychique vers un monde caché, aux accents vaudou, peuplé d’esprits graciles aux allures d’Aliens. Plongé dans une énergie psychédélique à l’esthétique Pop, le visiteur est emporté dans une expérience décalée et délirante, entre folie et sagesse, spiritualité et surnaturel. Arts visuels, design, sculpture, vidéo, création sonore, performance, produits dérivés.