Galerie Arte

La galerie Arte a été fondée en 1996 ; elle est ainsi une des premières galeries d’art contemporain & design au Sénégal. La Galerie Arte se présente comme un grand loft dans lequel se côtoient l’art, le design et l’artisanat. Son concept fondamental est de valoriser les différentes formes de créativité visuelle du continent africain et également de rechercher une nouvelle esthétique métissée et fortement inspirée d’Afrique.

La Galerie programme plusieurs expositions d’art contemporain ou d’artisanat d’art dans l’année et propose également du mobilier design réalisé dans des essences de bois précieux d’Afrique. Les meubles sont dessinés par Joëlle le Bussy et fabriqués dans ses ateliers, à Dakar. Depuis 2009, la galerie Arte a une succursale à Saint-Louis, sur l’île historique, quai Henry Jay (déménagée récemment à la Résidence Repentigny). Elle a initié à Saint-Louis le festival d’arts visuels « Le Fleuve en Couleurs » ainsi qu’importé la Biennale Off.

Responsable : Joëlle le Bussy
Immeuble Lahad Mbacké, ave Abdoulaye Fadiga, Dakar plateau
Tél. : +221 33 821 95 56
Email : arte@orange.sn / www.artedakar.com
Facebook.com/Galerie Arte


2018

What a wonderful world

KON-T

Exposition du 5 décembre 2018 au 05 janvier 2019

KON-T expose pour la première fois en solo au Sénégal. La Galerie Arte a choisi d’exposer ce jeune artiste talentueux, sorti des Beaux-Arts de Dakar en 2010 pour mieux le faire connaître au Sénégal. En effet, bien qu’ayant participé à plusieurs expositions collectives à Dakar et à Saint-Louis, KON-T est, jusqu’à présent, plus connu en Europe (2017 : Allemagne,  Italie) que dans son propre pays.

KON-T peint un univers qui a bercé son enfance : le Jazz. Son père, amateur de cette musique, l’a initié au rythme de ces sonorités noires-américaines ; il lui a semblé donc évident de restituer la musicalité sous forme de peinture, son art de prédilection. Sa peinture est gaie, vive et tonique, inspirée du Pop-Art et de la BD, ses touches de couleurs fluo qui décomposent les personnages traduisent le swing et le tempo du jazz. Il rend ici hommage à Louis Armstrong, Satchmo, interprète de « What a Wonderful World ».

Vernissage le mercredi 5 de 16h à 19h30.
Galerie ouverte de 9h à 13h et de 15h à 19h, du lundi au samedi sauf jours fériés.


2017

J’habite ici

Yves Gusella

C’est un certain enthousiasme qui émane des œuvres d’Yves Gusella, enthousiasme à la fois personnel et affectif. A l’âge de 50 ans, ce dernier prend la décision d’entrer à l’Ecole des Beaux-Arts de Grenoble comme pour remédier à une frustration et répondre à une passion conservée à l’ombre de sa profession. Le second moment est celui, dix ans plus tard, du voyage- découverte puis de la décision de s’installer définitivement au Sénégal. L’artiste franco-italien s’adonne en somme à une renaissance ; il fait un retour à un idéal que l’on perçoit explicitement dans ses œuvres. « La couleur, la lumière, la vie : ce fut le choc ! Tel a été mon premier contact avec le Sénégal. Le soleil omniprésent, l’élégance des femmes, l’agitation permanente exacerbent toujours ma sensibilité. Aujourd’hui : « J’habite ici ! » De ces scènes, je garde des impressions. J’essaie de les restituer sur ma toile où la couleur témoigne de l’aspect positif de ce pays en devenir. »


2016

La Reconquête

Soly Cissé

Pour la 5ème édition du Partcours, la galerie a choisi d’exposer un artiste qui n’est plus à présenter : Soly Cissé. Ce grand nom des arts au Sénégal nous revient à travers son exposition La Reconquête. « Mes personnages n’appartiennent pas à une culture bien définie. J’essaie de créer un monde de métissage où les cultures se frottent et se valorisent entre elles. Je montre l’homme d’aujourd’hui, ouvert, qui consomme d’autres réalités. Ma peinture n’est pas identitaire, je n’essaie pas de représenter l’Afrique. C’est loin de mes soucis. Il y a des reflets de ma culture, c’est bien sûr inévitable, mais j’essaie d’éviter de séduire ou de traiter de sujets faciles. Ma peinture est une lutte ! ». Le Monde, Roxana Azimi, 12.04.2016.


2015

Palabres

Cheikh Keita, Mamady Seydi

Cheikh Keita, peintre (également guitariste du groupe Takeifa) et Mamady Seydi, sculpteur, sont deux artistes sénégalais reconnus sur la scène nationale et internationale. Ils exposent en duo leurs dernières réalisations à la Galerie Arte. Cheikh excelle dans les peintures de scènes intimistes monochromes et Mamady dans la sculpture, où d’étranges créatures hybrides semblent jouer avec une certaine dérision. Chacun livre ainsi son regard artistique sur son environnement immédiat et au travers du prisme de leur imagination et de leur talent, ils nous offrent ensemble une exposition ayant comme thème une chronique de la vie quotidienne intitulée Palabres.


2014

«Petits pas du matin…»

Christophe Sawadogo, peintures et aquarelles

Né en 1972 à Tikaré, Christophe Sawadogo est un des peintres les plus connus du Burkina Faso. Il expose pour la troisième fois ses oeuvres sur les cimaises de la Galerie Arte. Christophe excelle dans l’art de l’aquarelle; ses compositions sont aériennes et oniriques. Figuratives, elles sont traversées par des personnages flottants et racontent des bribes d’histoires qui donnent matière à interprétation. Abstraites, elles sont sillonnées de signes, d’écritures grattées difficilement déchiffrables qui nous invitent à la méditation plus qu’à la compréhension. Il présente également des peintures d’où émergent des personnages qui ressemblent à des marquises du 18ème siècle ou autres personnages imaginaires de l’histoire qui semblent nous interpeller dans un univers africain. Sawadogo écrit : « Les petits pas du matin » conduisent hommes, femmes et enfants hors de leurs repères à la conquête matinale d’une eau rare tandis que les bousculades autour des sources, puits et fontaines publiques et les interminables files indiennes passent entre murmures et silences, fugitives. A partir du papier qui aura été piétiné et aura reçu des traces des « Petits pas du matin », je construis un monde, une histoire des gens ordinaires dont la vie est pourtant si riche. A inscrire dans un conte moderne, au registre des histoires vécues.


2013

« Errance »

Pape Samba Dia, Cheik Keita

Pape Samba Dia et Cheikh Keita ont des points communs, et pourtant ils ne se sont jamais rencontrés ni ne se connaissent. Ces deux artistes nés en 1978, sont Saint-Louisiens, habités par le besoin de peindre ; leur talent pour la peinture leur est venu instinctivement, sans avoir poursuivi de cursus académique. L’autre point qu’ils ont en commun est, sans aucun doute, cette façon très singulière avec laquelle ils dépeignent l’errance de certaines personnes, dans les villes et, en particulier, celles du Sénégal. Par contre leurs champs graphiques divergent sur le style et la technique.

Pape Samba a choisi de s’exprimer par la technique du sous verre et ses peintures colorées ressemblent un peu à celles de James Ensor. Ses personnages sont enchevêtrés, n’ont pas de verticalité et semblent flotter sans communiquer. L’artiste peint durant la nuit et ses tourments nocturnes nourrissent son imaginaire. Cheikh Keita (il est aussi le célèbre guitariste du groupe Takeifa !) est maintenant un peintre reconnu et accroche à partir du 27 novembre sa 5ème exposition sur les cimaises de la galerie Arte. Il peint sur toile, ses tons sont monochromes et les personnages peints, souvent solitaires, sont ceux que l’on rencontre quotidiennement dans la rue. Les personnages de l’exposition « Errance » sont donc dans une quête perpétuelle qui semble sans aboutissement. Les émotions ressenties devant les œuvres de Cheikh Keita et Pape Samba Dia sont indescriptibles et libre à chacun d’y interpréter sa propre histoire.


2012

« Ballade Saint-Louisienne »

Mayemba

Peintre majeur de la République démocratique du Congo, Mayemba vit depuis de nombreuses années entre Dakar et Kinshasa. Le peintre est diplômé de l’Académie Royale des Beaux-Arts de Bruxelles depuis 1989. Sa peinture expressive est de la même veine que celle de l’école de Poto-Poto du Congo et est très influencée par celle de l’académie des Beaux-Arts de Kinshasa. L’artiste est également un céramiste et un sculpteur bronzier hors pair. Le style de ses sculptures appartient à l’école de Maître Liyolo de l’académie de « Kin ». Mayemba s’est rendu en résidence à la Galerie Arte de Saint-Louis en juillet 2012 et a peint, à travers son imaginaire et son regard étranger, Saint-Louis d’hier et d’aujourd’hui. C’est donc une véritable « ballade Saint-louisienne » que sa peinture à l’huile nous offre. Il met l’accent sur les intérieurs et les portraits de Signares, le thème de la femme étant récurrent dans l’ensemble de son œuvre. Depuis quelques temps, la galerie Arte a pris le parti de renouer avec la peinture figurative et Mayemba y expose des toiles intimistes en mi-teintes de style purement impressionniste.